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Le circuit d’interprétation

 
Eglise Notre Dame des Carmes

Cette église est l’ancienne chapelle du couvent des Carmes fondée en 1383. Vous remarquerez son clocher à dômes superposés de 1603. Cette église est aujourd’hui connue pour sa remarquable rosace du 15ème siècle, véritable dentelle de pierre. Elle est l’une des plus imposantes du Finistère.

Le château

Afin de leur servir de forteresse, ce château fut construit aux 13ème et 14ème siècles par les barons du Pont, devenus alors de puissants seigneurs. En 1675, lors de la « Révolte des Bonnets Rouges » les paysans protestant contre les nouvelles impositions, dévastèrent le château et l’incendièrent. Au début du 18ème siècle, le corps de logis, qui abrite aujourd’hui la Mairie de Pont-l’Abbé, fut reconstruit sur les anciennes caves. Durant la révolution, il servit également de prison. Depuis 1955, ce château, fièrement dressé au pied de la rivière, abrite également dans son donjon le Musée Bigouden. Profitez d’une balade ou d’un pique-nique dans le jardin des douves.

Belle façade de la fin du 19e siècle

Au 19e siècle, la ville de Pont-l’Abbé a été largement reconstruite et beaucoup de belles façades ont remplacé les anciens bâtiments, comme celui-ci qui était une maison à colombage. Ces changements sont les témoins de la présence de commerçants aisés.

La place Gambetta

La place Gambetta était un véritable carrefour d’échanges et de rencontres. Jusqu’en 1905, cette place s’appelait « place du Marc’hallac’h », c’est-à-dire place du Marché en breton. Chaque jeudi, les marchands de légumes, de tissus, de sabots et de coiffes venaient vendre leurs produits.

Tous les ans, le 28 décembre, jour des Saints Innocents, une grande Foire aux Gages s’y déroulait. Des hommes et des femmes s’y retrouvaient pour louer leurs services aux cultivateurs de Pont-l’Abbé et des environs. Cette journée se terminait par une fête. Avant la Révolution, c’était là que se dressait le gibet où les condamnés à mort étaient pendus.

Autrefois ornée en son centre d’une fontaine monumentale, cette place était bordée à l’ouest jusqu’au début du 19e siècle d’un cimetière et de la chapelle Saint Yves, aujourd’hui disparus. Les plus vieilles demeures encore visibles sont datées de la fin du 16e et du 17e siècles. Aujourd’hui, le marché du jeudi continue à y attirer une foule de chalands.

L’église de Lambour

Quand vous êtes sur le port, vous apercevez de l’autre côté de la rive cette église sans clocher. Pour vous y rendre il vous suffit de passer le pont. Elle date du 13ème et 16ème siècles et a été décapitée pendant la Révolte des Bonnets Rouges.

La Révolte des Bonnets Rouges

En 1675, Louis XIV instaure un nouvel impôt sur le papier timbré. Les bas-bretons décident alors de se rebeller et rallient la population en sonnant le tocsin dans les paroisses les plus importantes. C’est la révolte des Bonnets Rouges. En représailles, le Roi fait décapiter les clochers des paroisses les plus rebelles dont celle de Lambour. Dans son ordre, le Roi interdisait la reconstruction à jamais « Ad vitam eternam » des clochers. La légende veut que les femmes de Combrit et de Lambour aient proclamé en 1675 « le Duc de Chaulnes a rasé nos clochers ? Désormais nous les porterons sur la tête ! ».

Le monument aux bigoudens

Cette œuvre de François Bazin en granit et en bronze a obtenu le Prix National en 1929. Elle représente quatre femmes et un enfant : la grand-mère, la mère, la sœur, la jeune fille et la petite fille ; les 5 âges de la vie. Elles songent à leurs fils, frères, époux ou petit-fils qui luttent en mer contre la tempête. Sur les côtés, deux bas-reliefs en bronze illustrent des scènes tirées de la mythologie celtique, mêlant idéal chrétien et idéal païen.

Le pont habité

Jadis appelé Pont Christ, cet ouvrage est l’un des rares ponts habités conservés en France avec ceux de Landerneau et de Narbonne. La spécificité de cette construction réside en effet dans sa double fonction, à la fois d’habitation et de circulation.

La place de la république

La Place de la République, autrefois appelée « Place de la Madeleine » du nom de la chapelle qui la jouxtait au nord, est l’un des lieux les plus vivants de la ville. Dès l’origine, cette place était destinée à la vente de bestiaux les jours de foire et à la fête. Aujourd’hui encore, le célèbre marché du jeudi attire en foule les habitants de Pont-l’Abbé et des communes avoisinantes.

Depuis la seconde moitié du 19e siècle, une importante fête foraine s’est installée sur la place de La République. Ces festivités de la Tréminou sont le pendant profane du pardon religieux qui se célèbre chaque 4e dimanche de septembre à la chapelle de la Tréminou en Plomeur.

Inaugurées en 1899, les nouvelles halles furent installées au nord de la place. Jusque dans les années 1960, elles avaient une double fonction : lieu de commerce et lieu de vie publique puisque des débats politiques et des bals populaires s’y déroulaient.

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